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Témoignages de familles d'accueil

Mme Christiane Delcourt en séjour en Bolivie chez sa fille d’accueil Isabel qui a passée un an en France.

Nous venons vous apporter quelques nouvelles de notre périple en Bolivie.
Arrivés à la Paz et plus précisément à El Alto à une altitude de 4500m par un froid glacial, nous avons été accueillis par Isabel, très heureuse comme nous de nous retrouver!
Des notre arrivée a la Paz, Isabel et toute sa famille se sont occupés de tout, prenant en charge le programme de notre séjour : un programme très, très chargé mais fantastique!
Nous avons atteint d’ailleurs les 5000m d’altitude au milieu d’un désert. Les décors sont absolument splendides et le soleil couchant magnifique aux couleurs flamboyantes!

Dès le premier jour, nous sommes allés au lac Titicaca : admirable et grandiose par son immensité et par les couleurs!
Nous avons visité le fameux site Machupicchu et la ville de Cuzco au cœur de l’empire inca et la vallée sacrée et contemplé de nombreux temples : témoins d’une civilisation très avancée qui n’aura existé qu’à peine un siècle et anéantie par les espagnols.

Ensuite, nous sommes allés au Salar de Uyuni dont la beauté est indescriptible, époustouflante au paysage lunaire et couleurs incroyables!
A l’heure où nous vous écrivons , nous prendrons l’avion demain matin très tôt pour Santa Cruz près de l’Amazonie sous un climat tropical où la température est d environ 28º alors que nous sommes en hiver ici!

Mme Henry-Sautereau, maman d’accueil de Cem (Turquie) en 2008-2009 (mai 2009)

Cem est arrivé ! C’est bête à dire, mais il est exactement comme sur ses photos ! Il a l’air fatigué et un peu inquiet. Peut-être qu’il pense que nous aussi (hélas !) on ressemble à nos photos…Nous quittons la gare d’Auray. Dans la voiture, un silence palpable s’installe. L’annonce d’un prochain bon déjeuner ne change rien à l’affaire. Nos paroles flottent dans l’air sans aucun effet. À la maison, il visite comme un petit animal perdu qui cherche une trace familière. Enfin, il se lance dans une phrase soigneusement préparée : « Il n’y a pas la télévision ? » Éclat de rire général. « Non , il n’y a pas la télévision en Bretagne ! » Là, Cem se demande si toute cette aventure n’est pas une erreur totale. On le rassure un peu : « Nous avons la télévision à Paris… »

Un peu plus tard, il a préparé une autre phrase « Tu peux m’aider pour ma valise ? ». Je suis un peu surprise. Bien sûr, je peux t’aider. Dans sa petite chambre toute simple, je découvre un énorme monolithe sombre, assurément en provenance de Jupiter et je comprends qu’il ne sache pas qu’en faire. J’ouvre ce sarcophage inconnu. Tout est parfaitement bien rangé et plié à la perfection. À chaque vêtement retiré, j’ai le sentiment confus d’être un archéologue indiscret dévidant des bandelettes. En défaisant les gestes si tendres de la maman de Cem, je ressens tout l’immense amour pour son fils qu’elle a mis dans son attention à faire cette valise pour lui, pour son voyage vers l’inconnu. Je me sens soudain émue. Elle m’a passé
« le témoin » !

Pendant ce temps, Cem est comme un chat qui a sauté sur un mur trop haut. Son regard dit « tu vois, je l’ai fait, j’y suis » mais je sais qu’il compte et recompte ses pattes et que ce qu’il voit du haut de son mur ne le rassure pas complètement.

Quelques heures plus tard, il arrive affolé dans le salon, son dictionnaire franco-turc à la main et nous dit « il y a des torpilles dans ma chambre ». Heu…….En fait il est tombé sur la réserve de pétards du 14 juillet ! Le 14 juillet, il n’est pas au courant et vraiment, les pétards, il trouve cela bizarre. On est partis pour le culturel…

Cem n’a pas été très emballé par la Bretagne. C’est vrai qu’après ses vacances au bord de la Mer Egée, il n’y a pas photo… « Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui se baignent ici ? », m’a t-il demandé sans rire. Je dois dire qu’il n’avait pas tort de poser la question pour cet été 2008 !

En fait, Cem aime les grandes villes et Paris, ça lui va bien. Un jour il nous a dit :« ici c’est la liberté ». Ce mot chéri nous est allé droit au cœur : c’est le plus beau des compliments qu’on puisse faire à un Français, n’est-ce pas ?

Alors, Cem, le culturel, je crois qu’il comprend bien !

Mme Bustori, maman d’une participante à un échange de 3 mois avec le Canada (février 2009)

Je veux vous exprimer notre satisfaction sur le bon déroulement de l’échange entre notre fille et sa correspondante canadienne Heather de Saint-Catharines dans l’Ontario. L’échange s’est extrêmement bien passé aussi bien d’un côté que de l’autre. Nos filles sont toujours en contact, Eloïse est d’ailleurs retournée au Canada depuis et nous attendons à nouveau Heather pour cet été. Elle a d’ailleurs changé ses projets d’avenir et souhaite aujourd’hui devenir professeur de Français. Nous voulons croire que notre accueil y a été pour quelque chose ainsi bien sûr que l’amitié qui s’est développée entre elles.
De notre côté nous n’avons qu’à nous féliciter de cette expérience d’échange ainsi que de celle de l’accueil d’une jeune Chinoise que nous avons eu le plaisir et le privilège de recevoir chez nous en 2007 et qui souhaiterait elle aussi revenir en France pour y poursuivre ses études.

Pascale Loget, maman d’accueil d’une jeune Hong-kongaise en 2007-2008

Lorsque Ho Yen débarque en septembre 2007 à la gare de Rennes, nous n’avons aucune difficulté à la reconnaître. C’est bien elle, super-excitée, jeune fille à peine sortie de l’enfance avec son tee shirt de Disney Land. Elle nous saute au cou et l’aventure commence pour dix mois. Une aventure humaine très forte avec une jeune Hong Kongaise tenace, positive, hyper-sociable qui déclenche partout l’enthousiasme et la curiosité. Hong Kong, c’est la Chine ou pas ? Ils sont Pro-Tibet ou pas ? Elle apprend à faire du vélo, parle un français presque sans accent à Noël. Elle chante “Chanson d’amour ne dure qu’un jour” devant les pensionnaires d’une maison de retraite en mai et “Le jazz et la java” avec un trio de professionnel de jazz en juin. Côté musique, ça nous booste. Côté sport, elle progresse. Après le vélo, elle participera sans faute au cours d’EPS au lycée, presque le martyr, surtout la gymnastique. Son prof lui a dit que les chinois c’est un grand peuple de gymnastes et qu’elle ne repartira pas sans savoir faire la roulade arrière et saute-mouton ! Côté nature, là c’est un vrai mystère pour nous, famille écolo pur jus, de découvrir qu’on peut être à ce point déconnecté de la verdure, des arbres, du ciel, des nuages… Ho Yen, notre fille chinoise est totalement hors sol ! En classe européenne à Bréquigny, elle est très vite so popular et se fait beaucoup d’amis. Les professeurs sont particulièrement attentifs malgré une classe de 34 élèves. Ho Yen termine son année avec de bonnes notes partout (moins en EPS !) et une affection particulière pour Victor Hugo et Maupassant ! En quelques mois, notre chinoise prendra goût à la presse et à l’actualité. Nous, nous avons commencé à comprendre la complexité de la société chinoise et abandonné pas mal d’a priori.
Sur le quai de la gare de Rennes en juillet; Ho Yen n’avait plus tout à fait la même façon d’être : elle avait grandi (et oui, grandi physiquement), c’était une jeune fille sûre d’elle. Comme nous avons pleuré ! Mais elle ne tient pas deux mois à Hong Kong : l’école de business ne la branche pas et elle pose trop de questions. Notre fille chinoise a réussi à partir en Californie pour préparer une bonne université américaine.



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